Nos spectacles à venir...




ENFIN !

Le 20 juin 2021 (concert reporté à 2022), à 16 heures, premier concert public de la Chorale populaire de Paris depuis les confinements !

C’est dans le théâtre de verdure de la Maison de l’Histoire et du Patrimoine de Champigny qu’elle présentera un programme axé sur les 150 ans de la Commune de Paris.

Attention, pour raisons sanitaires, accès uniquement sur invitation.

Pour en savoir plus, suivre ce lien, sur lequel figurent adresse, horaires, moyens d’accès.

Le 21 juin, Fête de la Musique : des lieux possibles sont en cours de discussion. C’est peut être dans le 20ème arrondissement que vous pourrez avoir l’occasion de chanter la Commune, mais pas seulement, avec la Chorale populaire de Paris. À suivre, donc.

Le 27 juin, c’est sur les berges du Canal Saint Martin, dans le cadre du festival Voix sur Berges, qu’elle se produira et retrouvera avec plaisir l’ambiance chaleureuse et joyeuse de ces rencontres de très nombreux chœurs et chorales. Heure et lieux à préciser.





18 mars 1871 : la classe ouvrière parisienne se lance à l’assaut du ciel !



La Commune de Paris de 1871 est l’héritière de la grande Révolution et du gouvernement révolutionnaire de la Commune de 1792, ainsi que de l’insurrection populaire de 1848, réprimée brutalement. Elle naît d’un sursaut patriotique contre la faillite, voire la trahison des équipes dirigeantes durant la guerre franco-prussienne.


En juillet 1870 Napoléon III a déclaré la guerre à la Prusse mais cette guerre est mal préparée et il doit capituler à Sedan. Il s’enfuit en Angleterre et, le 4 septembre 1870, après une journée d’émeute parisienne, la IIIème République est proclamée. Mais la guerre n’est pas terminée Un gouvernement de Défense nationale s’installe à l’Hôtel de Ville de Paris pour poursuivre la guerre contre les états allemands dont les troupes occupent le nord du pays.

Paris est assiégée. Le peuple a faim et froid mais il se bat… et il inquiète le Gouvernement de Défense nationale : celui-ci choisit la trahison et signe l’armistice, le 28 janvier 1871, livrant l’Alsace et la Lorraine à la Prusse. L’Assemblée nationale, élue le 8 février dans la précipitation pour ratifier l’armistice, est majoritairement royaliste ou bonapartiste tandis que les élus de Paris sont pour la plupart républicains et comme le peuple parisien, ne se considèrent pas comme vaincus.

Le 10 mars 1871, l’Assemblée nationale « décapitalise » Paris au profit de Versailles et nomme Thiers chef de l’exécutif. Celui-ci, craignant une révolte des Parisiens, ordonne à l’armée de s’emparer, le 18 mars, des canons de la Garde nationale, payés par souscription populaire. Les Gardes nationaux et la population discutent avec les soldats qui, refusant les ordres de tirer sur la foule pour la disperser, mettent crosse en l’air et fraternisent avec le peuple. Thiers fuit Paris pour Versailles, suivi de milliers d’habitants des quartiers chics de l’ouest de Paris et de fonctionnaires. A minuit, le Comité central de la Garde nationale s’installe à l’Hôtel de Ville. Il appelle les Parisiens à élire leur propre assemblée, la Commune.

Le 26 mars 1871 des élections désignent les 92 membres du Conseil de la Commune. Ce Conseil est majoritairement représentatif des classes populaires (30 % des élus sont des ouvriers) et de la petite bourgeoisie parisienne même si quelques élus représentent les classes aisées. Toutes les tendances politiques républicaines et socialistes sont représentées (jusqu’aux anarchistes) qui se divisent rapidement en « majorité » et « minorité ». Mais elles voteront ensemble les mesures sociales et feront front commun dès l’entrée des troupes versaillaises dans Paris.
Durant cette courte période la vie politique est extrêmement riche et la population débat, propose, critique. Plus de 70 journaux sont créés.



L’œuvre de la Commune, novatrice, révolutionnaire, émancipatrice !

Bien que très vite absorbée par les impératifs militaires, la Commune réalise, en moins de 2 mois, une œuvre extraordinairement riche et moderne, abordant de multiples aspects, dont certains ne pourront être qu’ébauchés. Et dont certains résonnent particulièrement aujourd’hui, en particulier durant cette période d’épidémie…

Quelques mesures symboliques sont rapidement prises : adoption du drapeau rouge et du calendrier révolutionnaire, destruction de la colonne Vendôme – « symbole de barbarie, de force brute, de militarisme, de négation du droit international » - confiscation des biens de Thiers… La solidarité est organisée : pension versée aux blessés, aux veuves et aux orphelins, organisation du ravitaillement, suspension des poursuites pour les échéances non payées...

Mais surtout,

Démocratie citoyenne : « les membres de l’assemblée municipale, sans cesse contrôlés, surveillés, discutés par l’opinion, sont révocables, comptables et responsables ». « Peuple, gouverne-toi toi-même ». Les ateliers abandonnés par leurs propriétaires doivent être remis à des coopératives ouvrières. Dans les entreprises, un conseil de direction est élu tous les 15 jours par atelier et un ouvrier chargé de transmettre les réclamations : prémisses de l’autogestion !

Droit du travail : la journée de travail est réduite, le travail de nuit dans les boulangeries interdit, les amendes et retenues sur salaires supprimées dans les administrations publiques comme dans les entreprises privées. Création de bureaux d’embauche pour lutter contre le chômage.

Logement : les loyers non payés d’octobre 70 à avril 71 sont « remis », l’expulsion des locataires interdites, les logements vacants réquisitionnés.

Droit des femmes : avec Louise Michel, elles ont été sur le devant de la scène dès le 18 mars, « cette révolution est précisément la leur », a écrit Jules Vallès. Sous l’impulsion de la révolutionnaire russe Elisabeth Dmitrieff et de Nathalie Le Mel, elles créent l’Union des Femmes pour la défense de Paris et les soins aux blessés, premier mouvement féminin de masse, et arrachent le principe « à travail égal, salaire égal ». L’union libre est reconnue. Dans quelques quartiers, des femmes sont associées à la gestion municipale. La Commune pose les fondements d’un enseignement professionnel féminin, lutte contre la prostitution « exploitation commerciale de créatures humaines par d’autres créatures humaines». Edouard Vaillant prévoit une réforme qui crée un enseignement professionnel uniformisé pour les filles et les garçons. Les enseignants hommes et femmes ont un traitement égal.

Laïcité : la Commune décrète la séparation de l’église et de l’état, la suppression du budget des cultes et la sécularisation des biens des congrégations religieuses. L’enseignement confessionnel est interdit et les signes religieux chrétiens ôtés des salles de classe. L’école est laïque, gratuite et obligatoire. En réplique à l’avance des Versaillais, lors de la Semaine Sanglante, des ecclésiastiques, dont l’archevêque de Paris, seront exécutés.

Fonctionnaires : beaucoup ont suivi Thiers à Versailles ou restent chez eux comme celui-ci le leur a ordonné. La Commune décide que les fonctionnaires seront élus au suffrage universel et leur traitement plafonné au niveau du salaire d’un ouvrier. Ils ne seront plus soumis au serment politique et professionnel.

Culture populaire : des cours publics sont instaurés, traitant de multiples sujets (arts, sciences, littérature, …). Bibliothèques, musées, théâtres, sont rouverts, des concerts organisés, très appréciés. La Fédération des Artistes, avec Courbet, Daumier, Manet, Dalou, Pottier…, revendique « la libre expansion de l’art, dégagé de toute tutelle gouvernementale et de tous privilèges ».

Liberté de la Presse : elle est réaffirmée le 19 mars par le Comité central de la Garde nationale et, même si, le 18 avril, les journaux « favorables aux intérêts de l’armée ennemie » sont menacés d’interdiction, ils continueront de paraître. Par contre, la presse parisienne de la Commune ne peut être diffusée en province du fait du gouvernement Thiers.

Société : proposition d’abolition de la peine de mort, droit au divorce et à l’union libre, justice gratuite…. L’armée est remplacée par la Garde nationale, c’est-à-dire le peuple en armes, élisant ses officiers et sous-officiers. Les étrangers sont nombreux à participer à la Commune (travailleurs immigrés, Garibaldiens et révolutionnaires venus chercher asile en France) qui précise que « toute cité a le droit de donner le titre de citoyen aux étrangers qui la servent » et adopte le drapeau rouge, symbole de la fraternité universelle.




La répression est féroce, à la mesure de la peur du peuple et de la haine des classes dirigeantes… Le 1er avril 1871, Thiers, soutenu par les Prussiens, met sur pied « une des plus belles armées que la France ait possédée ».Le 5 avril, la Commune décrète la mobilisation, comme volontaires des jeunes gens de 17 à 19 ans et en service obligatoire des hommes de 19 à 40 ans. L’armée de Thiers, les « Versaillais », forte de plus de 100 000 hommes, est expérimentée et bien armée. Face à elle, environ 30 000 soldats sans expérience militaire et peu disciplinés, dont les officiers, à l’exception du Polonais Dombrowski et de Louis Rossel, sont élus plus sur leurs convictions que sur leurs capacités à diriger...

Les Versaillais attaquent, le 21 mai, et prennent le fort du Mont Valérien puis, le 2 avril, Courbevoie et Puteaux. Une contre-offensive de la Commune, le 3 avril, est un échec et les hommes fusillés sans procès. Les combats, les bombardements, ne cesseront plus. Le 8 mai, le gouvernement Thiers adresse un ultimatum aux Parisiens sommés de capituler. Le 21 mai, les Versaillais pénètrent dans Paris (un homme leur a ouvert une poterne) par la porte de Saint Cloud.


Et commence la Semaine Sanglante, qui s’achèvera le 28 mai, au cimetière du Père-Lachaise, dans le 20ème arrondissement.

La répression contre les Communards est impitoyable, à tel point qu’un député d’extrême-droite s’insurgera contre sa violence. Les exécutions sommaires touchent toute personne portant des traces de poudre, donc ayant utilisé des armes à feu : fusillée sans jugement.


On compte de 10 000 à 30 000 de ces assassinats, hommes, femmes et enfants.


On traque, on arrête, on fusille
Tous ceux qu’on ramasse, au hasard,
La mère à côté de sa fille,
L’enfant dans les bras du vieillard.
Extrait de « La Semaine sanglante » de J. B. Clément



Les tribunaux prononceront plus de 10 000 condamnations, à mort, aux travaux forcés, à la déportation, à des peines de prison. Certains Communards, ayant échappé à la répression, choisiront l’exil, notamment aux États-Unis où ils continueront à faire vivre l’esprit de la Commune.

L’amnistie n’interviendra qu’en 1880.

Dans plusieurs villes de France, Marseille, Lyon, Saint Etienne, Narbonne, Toulouse, Le Creusot, Limoges, des Communes furent proclamées à partir du 23 mars 1871 mais très vite réprimées.


La Commune n’est pas morte !
Pour Karl Marx, la Commune de Paris a été la première insurrection prolétarienne autonome. Elle constitue un évènement fondateur, elle inspire le mouvement ouvrier international, notamment la Révolution russe de 1917, la révolution spartakiste,... Elle a marqué en profondeur tout le mouvement ouvrier français de la fin du 19ème et du 20ème siècles. Elle demeure d’une extrême actualité, en particulier dans notre monde inégalitaire, inhumain, où pointe « la bête immonde ».





***



Notre grand projet de réunion de trois chorales (Chorale populaire de Lyon, Chorale Peuple et Chansons, de Brest, Chorale populaire de Paris) a dû être différé en raison des trop nombreuses incertitudes quant à sa faisabilité. Nous le maintenons pour 2022.

• Est toutefois prévue, le samedi 29 mai, la Montée au Mur des Fédérés, à laquelle sera donné un relief particulier, en ce 150ème anniversaire de la fin de la Semaine sanglante et de l’écrasement de la Commune.

• Le samedi 5 juin, nous serons au Mont Valérien, dans la clairière où ont été assassinés par les Allemands, avec la complicité du gouvernement français collaborateur, tant de Résistants, dont les 23 FTP-MOI du groupe Manouchian, immortalisés par l’Affiche rouge.

• Le 20 juin, nous chanterons la Commune de Paris à Champigny-sur-Marne.

• Le 21 juin, pour la Fête de la Musique, dans Paris (lieu à préciser) nous aurons un programme riche et inviterons les spectateurs à chanter avec nous.

• Le 27 juin, si l’opération se tient, nous serons sur le canal Saint Martin, pour les Voix sur Berges.

En attendant, nous renouvelons l’opération réussie d’enregistrement de Bella Ciao mais cette fois nous allons tenter la vidéo, avec La Semaine sanglante, poème de Jean-Baptiste Clément, qui raconte les massacres d’insurgés et l’ambiance dans Paris après l’écrasement de la Commune. A suivre…




2020
En raison du confinement, aucun de ces spectacles n’a pu se tenir mais les choristes ont néanmoins tenu à garder à un témoignage de cette période si particulière et si difficile pour beaucoup.
La plupart ont donc enregistré, chacun chez soi, face à son ordinateur et/ou son smartphone, le chant des partisans italiens, devenu incontournable dans toutes les manif’s et les luttes pour la défense des emplois, Bella Ciao. Cela n’a pas été facile, mais nous sommes fiers de le présenter aujourd’hui. Voici le lien :








Samedi 25 avril 2020, Célébration du 75ème anniversaire de la Libération de l’Italie.
Salle Eugène Hénaff de la Bourse du Travail, 29 boulevard du Temple (métro République) à 19 heures.
Depuis le 25 avril 1946 l’Italie fête sa libération du gouvernement fasciste et de l’occupation nazie. Cette journée est aussi celle de la Résistance, durant laquelle est rendu un hommage aux milliers de Partisans, ouvriers, paysans, jeunes…
La Chorale populaire de Paris présentera un programme de chants italiens, mais pas que…

Dimanche 26 avril 2020, Jour du Souvenir
Fontenay-sous-Bois (94120) à 11 heures
Ce jour-là est commémorée la libération des camps de concentration par l’armée Rouge d’une part et l’armée anglo-franco-américaine d’autre part.

Samedi 6 juin 2020, hommage aux Fusillés
Le Mont Valérien (commune de Suresnes, 92150) à 14 heures
Dans la forteresse et notamment la clairière du Mont Valérien ont été fusillés plus d’un millier d’otages et de résistants. Parmi eux, 23 membres des FTP-MOI, stigmatisés par l’Affiche rouge placardée par l’occupant nazi.

Dimanche 21 juin 2020, Fête de la Musique
Paris, lieu et heure à préciser.

Dimanche 28 juin 2020, Voix sur Berges
Paris, quartier du canal Saint Martin, lieu précis et horaire à venir.

11, 12, 13 septembre 2020, Fête de l’Humanité
Parc de La Courneuve à partir du vendredi 11 à 14 heures. La Chorale populaire de Paris se produira à plusieurs reprises.





Nos spectacles passés...




Dimanche 20 octobre 2019

Au métro Belleville, rassemblement festif à 10 heures, pour exiger d’accoler au nom de la station de métro la mention « Commune Paris 1871 ». La Chorale populaire de Paris chantera la Commune...

Septembre 2019 : Fête de l’Humanité

• Samedi 14 septembre 2019, à 15 heures et dimanche 15 à 14 heures : la Chorale se produira devant son stand.

• Dimanche 15 septembre 2019, à 15 heures : stand de Paris du Parti communiste, sur le thème de la lutte des femmes, ici et partout.

21 juin 2019 : Kiosque du square du Temple à Paris


30 juin 2019 à Paris : Canal Saint-Martin


9 mars 2019 : Brest


Fête de L’Humanité 2018


Festival Secousse 1848


30 juin 2018 : Fête de l'Humanité à Langon



21 juin 2018 : Fête de la Musique

Place des Grès dans le 20ème arrondissement, 19h.


20 octobre 2017 : Hommage à Suzanne Cointe

Salle Eugène Hénaff, annexe Varlin de la Bourse du Travail (85 rue Charlot)


17 septembre 2017, 15 heures à la Fête de l'Humanité

Stand de la fédération de Paris du PCF : la Chorale populaire de Paris présente un spectacle sur le thème de la Révolution d’Octobre.

 

Il y a 100 ans, la révolution d’octobre...

Article - La révolution d'octobre

(la suite...)



21 juin 2017 : Fête de la Musique

(la suite...)


25 juin 2017 : Voix sur Berges

(la suite...)


18 mars 2017 : Centre Georges Pompidou

(la suite...)





Mai 2015

Journée nationale de la Résistance

(la suite...)

 

Juin 2014

Congrès des DDEN

(la suite...)

 

Mai 2014

Journée nationale de la Résistance

(la suite...)

 

Novembre 2013

Hommages à l'Affiche Rouge

(la suite...)

 

Juin 2013

Fête de la Musique

(la suite...)

 

Avril 2013

Concert à l'ARAC

(la suite...)

 

Octobre 2012

Prix Marcel Paul

(la suite...)

 

Juin 2012

Fête de la Musique

(la suite...)

 

Le 4 février 2012

La CPP chante la Commune à Saran

(la suite...)

 

Les 17 et 18 septembre 2011

Fête de l'Humanité

(la suite...)

 

Le 18 mars 2011

Célébration de la Commune de Paris

(la suite...)

 

Septembre 2010

Fête de l'Humanité

(la suite...)

 

Le 19 septembre 2009

La Chorale Populaire de Paris était le samedi 19 septembre 2009 à SAINTES ( 17)

(la suite...)

 

Le 6 juin 2009

Les fêtes de la Madelon !

(la suite...)

 

Le 16 mai 2009

La Chorale Populaire de Paris était le samedi 16 mai 2009 à Asnières.

(la suite...)

 

25 janvier 2009

La Chorale Populaire de Paris à Grenoble.

(la suite...)

 

 

Voir aussi nos actions militantes... >>